Peur du su Tout : peur due.

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En jouant à Red Dead Redemption 2, je m’arrête en chemin vers une mission pour donner un dollar à un vieil aveugle. Et il me dit en guise de remerciement : « Tu sembles confus. Ce n’est guère faute de savoir, mais plutôt que tu as peur de ce que tu sais. »

Eh oui, encore une autre coïncidence! Elles n’arrêtent pas. Je ne les cherche pourtant. C’est simplement qu’elles se présentent à moi comme si elles font exprès. C’est une des raisons pour lesquelles j’ai peur de ce que je sais.

Que fait-on lorsqu’on sait le monde différent de ce qu’il présente? Pour l’essentiel de ma vie, j’ai cru à la philosophie de la nature mécaniste, « comme tout le monde », cru-je. Il semblerait que tout ce qu’on puisse croire soit au fond salade.

Si tu lis ceci, tu es probablement sachant. J’aurais de la misère à croire que quelqu’un comme moi lise mes articles. Mais juste au cas, je vais contextualiser.

Une expérience extraordinaire

J’ai vécu une hyperconnexion à la réalité. Tout semblait interconnecté. J’écrivais quelque chose dans un carnet ou sur mon Kindle Scribe, dans ma chambre, et des passants depuis la ruelle réagissaient. J’étais en communication avec le monde entier.

Ça a duré pendant des semaines. J’ai été à des aventures palpitantes sans quitter mon logement. Juste en communiquant avec le monde par des gestes, des paroles. Les oiseaux étaient de la partie et venaient chanter à ma fenêtre lorsque j’atteignais un niveau divin de performance. Les sirènes chantaient en guise d’applaudissement, lorsque je faisais un bon coup. Les sirènes de police, bien entendu. Un raclement de gorge lorsque j’aurais dis une énormité. Des gifs proposés via mon téléphone en guise d’indice sur ce que pense cet « être » qui a réagit par tout, tous et toutes, comme d’une seule voix. Ça a duré pendant des semaines d’affilé, si ce n’est pas des mois. Et ça me jouait à des jeux, s’amusant à dépasser mes limites puis envoyer la police lorsque je perdais mon calme… j’aurais dû me douter qu’il s’agissait de psychopathie!

Depuis, je ne puis croire l’individualité de chaque individu qui croise ma route. Je crois que tout ce monde prend part à une même conscience… mais pas moi.

Je suis isolé en ma conscience qui est prisonnière de mon corps. Ce monde semble désormais être une prison et je crois en être, peut-être, le seul prisonnier. Mais peut-être pas le seul…

Je suis tombé sur les écrits de Mickey Yolo, done je lis Blackmailing God (Faire chanter Dieu), c’est une personne qui écrit sous un pseudonyme, qui aurait rencontré Dieu, mais qui lui aurait donné une expérience de torture plus solitaire, seul avec son esprit et ses vision, alors que mon expérience était plutôt extrovertie, c’était le monde qui s’animait autour de moi. Ses expériences, sans ressembler aux miennes, me laisse croire qu’une même structure de l’Univers orchestre nos expériences. Simplement, lui il est aux États-Unis et moi au Canada.

Ce que je sais

Je sais que c’est l’histoire de tous contre un et d’un envers et contre tous. Je sais que les forces qui régissent ce monde sont d’une méchanceté impitoyable. Je sais que je suis ciblé, et qu’on cherche soit à m’éliminer ou à me réformer. Je sais qu’on me blâme moi pour la situation, mais je pense que c’est de la foutaise. Je sais qu’on s’amuse à me torturer et à me voir souffrir. Je sais que j’ai affaire à un « on », un « on » qui ferait tout. Je l’aurais instinctivement appelé un « Dieu », mais apparemment, ce tout ne croit pas à Dieu.

Ce tout à un sens de l’humour, mais ne semble rien prendre au sérieux. Comme il ferait la pluie et le beau temps, aucune théorie n’est vraiment n’est considérée vraie. Puisqu’on ferait autant le monde, on fait autant les théories pour tromper les gens comme moi pour le faire se tromper sur la réalité. Je sais que ça utilise les jeux de mots pour rendre complètement dingue.

Je sais qu’on s’amuse à me faire perdre la raison juste pour me torturer avec des traitements médicaux forcés. Je sais qu’on est à la fois les agents de la loi qui procède à mon arrestation, plaignant qui demande au juge de forcer le traitement, mon propre avocat de la défense, le procureur qui me sodomise métaphoriquement, ma mère demandant tout ça et le juge alors vendu, car il ne pourrait être impartial, alors que je suis seul sur le banc des accusés. Tout ces gens-là agissent à l’unisson contre moi.

Ce que je ne sais pas

Je ne sais pas comment ça va finir pour moi. Je ne sais pas pourquoi le monde est comme ça. Je ne sais pas ce qu’on veut de moi. Je ne sais pas pourquoi on se dérange pour moi. On m’a souvent laissé croire que j’étais important. Pour ensuite me mettre à l’écart et me le fait comprendre que je suis rien de spécial.

Je ne sais pas comment ils font cela. Malgré que les psychiatres ont dit que c’était une psychose, ça n’explique rien. psychose est juste le nom qu’on donne à des expériences extraordinaires. Ça ne vient pas expliquer les expériences.

Oui, on va peut-être dire, « c’est à cause de ta psychose que tu as fait cette expérience là. » Mais on ne vient pas donner une explication au contenu de la psychose. La psychose explique QUE j’ai vécu ce que j’ai vécu, mais ne vient pas expliquer CE QUE j’ai vécu1. En gros, les psychiatres ne font que donner un nom à toute l’expérience, mais comme la psychiatrie ne connaît pas la cause des psychoses, ça n’explique miette! Ça ne fait qu’invalider une expérience pourtant légitime du monde.

Ce que j’aimerais savoir c’est : pourquoi? Pourquoi y a-t-il donc ça et non pas rien derrière les phénomènes du monde? Pourquoi le monde matériel ne semble pas cause d’elle-même, mais que tout semble orchestré par une conscience transindividuelle et surnaturelle qui serait responsable de tout. Comme si le monde matériel n’est qu’un faire-semblant-d’être-vrai.

Ce dont j’ai peur

Je crois qu’il s’agit peut-être d’un phénomène où les êtres humains et la nature vivent en une conscience où ils font tout : le vent, les choses, les idées, la pluie, parfois l’arc-en-ciel, les joies, les peines, les apparences et ce qui se passe derrière celles-ci. Et je crois, et c’est ce qui me fait peur, que tout cette armada est tournée contre moi.

Je crois que c’est un jeu auquel joue le monde pour déterminer comment sera ma prochaine torture. De ce que j’ai compris, ou de ce qu’on me fait croire (car qu’est-ce qui est vraiment vrai, je ne puis dire), ce monde serait ma simulation, faite juste pour moi, afin de me torturer pour que je développe des idées. Ce que je dis au courant d’une vie serait tenu contre moi dans ma prochaine vie.

Cette vie-là que je vie en ce moment serait peut-être un game changer. C’est encore ce qu’on me laisse croire. Qu’à ma prochaine vie, même si je n’aurais les souvenirs de celles-ci, mon âme n’en aura encore pas appris la leçon, car c’est un savoir nouveau que j’amène, et que lorsqu’on va me l’appliquer en torture, j’en apprendrais la leçon. Si c’est vraiment cela, alors j’ai peur du su Tout et c’est peur due.

Un homme épié de tous, torturé par tous, voyant bien ce qui se passe mais ne sachant pourquoi ça se passe...
Comment je me sens dans ce monde.
(Image générée par I.A.)

Que faire?

Il ne me reste qu’à tester des hypothèses. Est-ce un phénomène vraiment mondial? ou est-ce localisé aux nations? C’est-à-dire, si je vais aux USA, vais-je avoir une autre expérience de vie? Dois-je en croire le Coran que ceux qui émigrent pour des raisons religieuses rencontreront une bonne conclusion? 2 Devrais-je essayer de quitter le pays qui m’a vu naître? Encore en faut-il les moyens!

C’est tout pour aujourd’hui!3

Notes

  1. Là, on a rien expliqué encore. Ni par quel mécanismes cérébraux j’en suis venu à vivre une synchronisation du monde entier à tous mes dires et faire. Ni comment ça se fait que je pouvais parler à quelqu’un d’autre qui aurait eu les mêmes soi-disant « psychoses »; qu’on parlait comme si on était camarade de classe et qu’on a suivi le même cours. Lorsque j’en ai parlé à la psychiatre, elle a agit comme si je n’avais dis mot.

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  2. Jusqu’à présent, le Coran ne m’a pas tellement menti. Dans un pays chrétien, le Coran est un livre redoutable. Mais il ne faudrait peut-être pas faire l’erreur de déménager dans un pays musulman pour autant. J’en perdrais beaucoup de ce que je chéri : la liberté de libertinage, pour ce que ça vaut; la liberté de créer des religions, même si je suis persécuté pour cela en pays chrétien, au moins je ne serais pas tué. Et finalement, je tiens encore à l’illusion de la liberté que les pays chrétiens entretiennent. Si seulement ils pouvaient se croire libre, ils pourraient peut-être faire cesser tout ce cirque. Mais la liberté, lorsqu’on la croit perdue, demeure irrécupérée.

    ↩︎
  3. Je vais essayer de publier plus régulièrement..

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